Les actualités


le Presque Rien

Écrit par Carmen   
Vendredi, 22 Avril 2016 22:11

Le presque rien

 

C’est la vibration qui donne le ton

Elle est présence et absence, réelle et irréelle

L’ombre se dessine dans l’espace

Un presque rien qui vibre

La question est posée : qu’est ce ?

Ni ceci, ni cela

Ou bien c’est ceci, c’est cela

Peu importe, la vibration est là

Une vision de la nature de la conscience

Le miroir de la nature ultime de l’univers

Le yogin perçoit dans le miroir ce presque rien

Une lumière apparait dans le monde illusoire

Il utilise son corps, ses organes des sens et son mental

Pour pénétrer à l’intérieur du temple

Il entre en contact avec la vibration de la conscience.

Dans le silence intérieur

Il pénètre dans l’espace-temps

Entre deux respirations

Entre deux pensées

Entre deux états de conscience

Il découvre la trame vibratoire de l’univers

Dans l’intimité de son cœur

Une nuance délicate et intuitive

La révélation s’impose

Et l’être accède au Je Suis Universel

 

Carmen

Mise à jour le Vendredi, 22 Avril 2016 22:15
 

les valeurs éternelles pour le monde d'aujourd'hui

Écrit par Carmen   
Dimanche, 03 Avril 2016 20:40


Valeurs éternelles pour le monde

d’aujourd’hui


SWAMI VEETAMOHANANDA


La vie à l’âge spatial est unique. La croissance économique est la première préoccupation d’aujourd’hui. Le sens du devoir est remplacé par les règles des affaires. Les valeurs matérielles ont pris la première place et repoussent au loin les valeurs spirituelles. Les gens pensent que se restreindre est une négation de la vie.

Malgré toutes les réussites de la science et de la technologie qui améliorent notre vie, nous sommes frustrés. Malgré toutes les sortes de sécurités que nous avons — assurances, protections sociales, prospérité matérielle — la peur, l’anxiété, la jalousie, la haine, la colère et bien d’autres choses sont là, plus intenses que jamais. Ceux qui craignent une crise, cherchent refuge dans les nouveaux mouvements, tels que, l’humanisme, le globalisme, le supernaturalisme, l’occultisme, l’universalisme et toutes autres sortes de mouvements en « isme ».

Est-il possible de faire le bien sans être bon ? Que sort-il de positif de l’abondance matérielle sans la paix intérieure et l’harmonie ? Ne serait-il pas sage d’agir dans le présent plutôt que de vivre dans le rêve d’un monde futur ? Nos problèmes terrestres ne seront jamais résolus malgré les nombreux possesseurs de pouvoirs surnaturels !

La spéculation intellectuelle n’apporte jamais la consolation ou l’accomplissement. Aucune quantité d’événements sensationnels ne nous donnera une paix, une harmonie et un bonheur durables. Devons-nous accepter aveuglément tout ce qui est dit ou écrit dans les livres saints sans poser de questions ?

Où se placent alors la discrimination, le doute honnête et la tolérance ? Comment pouvons-nous progresser si nous sommes coupés de la réalité et seulement enfermés dans notre ghetto religieux ?

Le Védanta répond à toutes ces questions avec un ensemble universel de principes. Ces principes sont scientifiques. Ils sont vérifiables et leur vérification peut être réitérée. Ils sont de nature démocratique parce qu’ils respectent la liberté individuelle. Ils sont universels parce qu’ils sont applicables à tous, en tous temps. Ils sont pragmatiques parce qu’ils sont orientés vers la transformation et le développement individuels. Ils sont psychologiques et reliés à l’expérience humaine.

La Réalité ultime remplit entièrement la Pure Conscience, elle est l’Un sans second, au-delà des noms, des formes et des épithètes.

Les différentes religions ne font qu’utiliser différents noms, formes et épithètes pour décrire l’unique Réalité ultime.

« La Vérité est une, les sages lui donnent des noms différents ».

L’homme est divin par essence. Son premier besoin est la libération de l’âme ; ce n’est pas la satisfaction des sens, le plaisir ou le pouvoir. Les humains sont des êtres composés dont l’âme est recouverte par cinq enveloppes matérielles : le corps physique, l’air vital, le mental, l’intellect et la félicité.

La création est l’expression de la Pure Conscience. L’évolution et l’involution sont sans commencement et sans fin. Le bien et le mal aussi sont éternels. Il n’existe rien qui soit le bien absolu ou le mal absolu.

Les souffrances de la vie ne viennent pas d’une vengeance de Dieu, de la chance, du hasard, d’étoiles ou de planètes hostiles ou encore d’un quelconque agent extérieur. Pour le Védanta, toutes les souffrances sont causées par la séparation, par l’éloignement de notre centre réel, de notre être réel — cela à cause de l’égoïsme, l’attachement, l’aversion, un intérêt trop fort pour la vie, etc.

La valeur des vérités spirituelles dépend d’une perception directe ; elle ne dépend pas d’une simple croyance dans les Écritures, d’un raisonnement ou d’une exaltation émotionnelle. Car, croire dans les Écritures, c’est accepter la croyance des autres ; raisonner, c’est justifier une opinion préconçue ; une exaltation émotionnelle est de courte durée et le plus souvent décevante. Donc, la perception directe reste la plus valable. Elle seule peut supprimer le doute en nous et nous donner la certitude de la foi. Elle amène, de plus, la purification du mental et de l’âme qui se fait par la prière, la méditation, les sacrements ou les offices. La transformation personnelle est une preuve de cette perception directe.

L’âme individuelle n’est pas libre, pacifiée, tant qu’elle n’a pas réalisé son identité avec l’Âme Suprême. La connaissance du Soi est donc le but de tous les buts et la valeur de toutes les valeurs. Elle n’est pas réservée uniquement à une élite, elle est un droit de naissance pour tous. Elle est la véritable immortalité. Le Védanta affirme que cette immortalité peut être atteinte pendant la vie - c’est le cas des jivan mukta — elle est donc vérifiable et crédible.

Le Védanta parle de quatre valeurs de la vie humaine :

la conduite juste
la prospérité juste

l’accomplissement des désirs légitimes

la libération de l’âme
En sanskrit : Dharma, Artha, kama et moksha.

La prospérité matérielle devrait conduire au développement de la connaissance du Soi.

L’exaucement des désirs, s’ils sont modérés, est une nécessité psychologique à l’accomplissement spirituel.

La libération de l’âme n’est donc possible qu’en vivant avec modération tout en étudiant le Soi (viveka). Seule une vie vécue dans ce sens est une vie véritable, signifiante et réfléchie.

Toute existence dans l’univers vibre de la vibration d’une seule Âme. La vie est interdépendante comme nous pouvons l’observer au cours de nos différentes activités. Donc, les vertus devraient nous rassembler en une famille universelle. L’unité de l’existence est la base de toutes les éthiques et de toutes les doctrines morales.

Le Védanta n’a jamais prêché l’évasion de la réalité. La prospérité matérielle, la vie juste, la pensée juste, la parole juste, les moyens justes pour vivre, le partage avec les autres de tout ce qui nous est possible de donner, la suppression du mal, l’amour pur, tout cela est une approche pratique que le Védanta nous enseigne pour progresser dans la vie.

C’est ainsi que nous devons nous occuper de notre vision de la vie et de nos valeurs et développer la conscience du Soi pour les examiner. La conscience du Soi nous aide à découvrir nos qualités personnelles uniques et le champ d’application de ces valeurs. Elle nous dirige vers le progrès de notre vie. Elle est la source de notre sécurité, de notre conduite, de notre sagesse et de notre pouvoir.

La sécurité représente le sens de nos valeurs, de notre identité, de notre ancrage émotionnel, l’estime que nous avons pour nous-mêmes, notre force fondamentale personnelle.

La conduite signifie la direction des ressources de notre vie. Ces ressources sont notre force intérieure, ce sont elles qui nous gouvernent dans la prise

de décisions et qui les mettent en action.

La sagesse est notre perspective sur la vie, notre sens de l’équilibre, notre compréhension du comment et du pourquoi. Elle signifie aussi jugement, discernement, compréhension. C’est un état complet, intégral.

Le pouvoir est la faculté, la capacité d’agir, la force et l’efficacité pour accomplir quelque chose. C’est l’énergie vitale qui permet de faire des choix et de prendre des décisions. C’est aussi la capacité de surmonter des habitudes profondément ancrées et de cultiver une vie supérieure plus efficace.

Ces quatre facteurs —la sécurité, la conduite, la sagesse et la force —sont interdépendants. Si la sécurité et une conduite claire amènent la sagesse véritable, la sagesse en retour, devient une force génératrice et une force directrice. Lorsque ces quatre facteurs sont rassemblés, harmonisés et stimulés l’un par l’autre, ils créent une grande force, une personnalité noble, un équilibre de la tête et du cœur, un individu magnifiquement intégré.

Nous pouvons être dépendants des circonstances, d’autres personnes ou encore de facteurs sur lesquels nous n’avons pas de contrôle direct et qui peuvent nous créer des problèmes. Cependant, ces facteurs qui soutiennent la vie, nous sauvegardent toujours.

Une personnalité intégrée vit comme elle respire. Elle inspire le monde qui l’entoure. Chacun de nous naît avec des dons, et une partie de notre bonheur consiste à les utiliser pour les redonner à la terre, à notre communauté, à notre famille et à nos amis. C’est l’expiration. À mesure que nous progressons dans l’interconnexion, l’intégrité et la responsabilité de citoyen du monde se développent naturellement en nous.

Swami VIVEKANANDA

 

Mise à jour le Dimanche, 03 Avril 2016 20:58
 

le poème de la Sainte Liturgie Maurice ZUNDEL

Écrit par Carmen   
Mardi, 05 Janvier 2016 14:36

Le Poème de la Sainte Liturgie – Maurice ZUNDEL

ENTRÉE DANS LE MYSTÈRE

 

La vie nous révèle à nous-mêmes

comme une capacité d'infini.

C'est là le secret de notre liberté.

Rien n'est à notre taille

et l'immensité même des espaces matériels

n'est qu'une image de notre faim.

Toute barrière nous révolte

et toute limite exaspère nos désirs.

C'est aussi la source de notre misère.

Une «capacité» n'est qu'une aptitude à recevoir.

Une capacité d'infini

est une indigence infinie,

qui exige d'être comblée avec une urgence

proportionnelle à ses abîmes.

Ce n'est pas à notre corps, bien évidemment,

qui n'est qu'un point dans l'univers,

que nous devons cette ampleur illimitée du vouloir.

Notre âme s'y révèle, et la qualité des nourritures

qui doivent nous combler:

c'est dans l'invisible seulement

qu'elles se peuvent rencontrer,

dans l'univers intérieur de l'Esprit.

Notre chair même y doit trouver accès

et s'assouplir à ses exigences immatérielles,

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si toute une part de nous-même

ne doit point rester étrangère

à notre suprême réalisation.

Mais le monde invisible

épouvante notre chair et la déconcerte;

elle se sent dépossédée à son approche

et s'attache à son domaine

avec d'autant plus de violence.

Ne parvenant pas à réaliser notre unité par en-haut,

nous nous efforçons de l'atteindre par en-bas.

Par un transfert de notre appétit

sur les objets sensibles,

nous leur prêtons la séduction infinie

qui répond à l'immensité de nos désirs.

Quoi de plus naturel dès lors

que de céder à leurs promesses

et de subir l'envoûtement de leur attrait?

Comment pourrions-nous résister à leur appel,

affamés d'infini,

quand l'infini semble à portée de la main?

Nous ne voyons pas

que ce qui nous fascine et nous enivre,

c'est la projection sur les choses

du besoin infini qui nous travaille,

et le scintillement de l'esprit

sur la croupe mobile des vagues fuyantes.

Nos mains gardent de leur capture

autant qu'un enfant qui s'efforce de saisir

l'iris d'une bulle de savon.

Il faudrait, à ce point, nous montrer

ce que nous poursuivons réellement,

plutôt que de nous accabler

sous la vanité des objets qui nous séduisent.

Car ce ne sont pas eux qui nous ensorcellent,

mais le chatoiement de l'infini

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dans les plis de leur étoffe.

Nos pires excès témoignent encore

de notre vocation divine,

et ne représentent, la plupart du temps,

que l’élan désespéré de notre cœur

vers un bonheur insaisissable.

Quelle blessure est souvent, en vérité,

la révélation de notre grandeur

et quelle résonance illimitée

donne à toutes nos émotions

cette capacité d'infini

qui est le fond de notre nature!

Nos douleurs et nos joies sont sans bornes,

comme nos tendresses et nos admirations.

Et pourtant nos réalisations

semblent si précaires et si vaines.

Nos gestes seront-ils éternellement des simulacres

dont l'éclat des mots couvrira le vide,

ou faudra-t-il admettre avec un tranquille scepticisme,

pour échapper à la magie du lyrisme,

que la vie se limite aux accidents incohérents

d'une physique et d'une chimie délirantes?

On n'expliquerait pas alors ce besoin de comprendre

qui dépasse tellement en nous l'utilité

que nous pouvons tirer des choses,

ni comment nous serions intelligents

si l'univers était inintelligible.

La science a fondé toute son œuvre

géniale, patiente, héroïque, immortelle,

sur cette conviction que la nature est capable

de répondre aux questions qu'elle suscite en nous,

qu'elle est sujette au nombre et pénétrée de raison,

comme elle est génératrice de pensée.

Et si la science n'atteint jamais le fond du réel,

elle ne cesse pourtant point

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de le poursuivre et de s'en approcher,

en écoutant la confidence inépuisable des choses.

L'art a constamment senti

que la matière passait infiniment la matière,

et il s'est servi de la matière même

pour exprimer ce dépassement.

Les dimensions du monde sensible

se sont dilatées sans mesure,

ses contours se sont assouplis

en la fluidité d'une atmosphère transparente

et sous des traits innombrables,

un Visage unique a surgi:

un Visage dont l'intensité enivrante et déchirante

n'a jamais laissé percevoir le dessin.

L'amour est une éternelle extase

au berceau de la vie.

Il s'est enchanté de tous les espoirs,

il a connu tous les sanglots,

il s'est meurtri de toutes les blessures,

il a poussé jusqu'à la mort

l'ivresse de la vie.

Il s'est approprié le langage de l'adoration,

tellement il était sûr

d'être aux prises avec l'Infini.

Mais il est rare

qu'il en ait reconnu la véritable nature.

Comme l'art et comme la science,

il a subi, le plus souvent, l'aimantation

qui l'entraînait sans cesse au-delà,

sans en discerner la source;

et il a soumis l'homme à d'indicibles tortures,

dont celui-ci était souvent lui-même,

avec une aveugle frénésie,

la victime et le bourreau.

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L'art et la science se sont généralement déchaînés

avec moins de violence;

mais ils se sont contaminés souvent

au contact de l'homme qui les pratiquait,

en perdant, dans le tumulte de ses passions,

leur transparence et leur docilité,

jusqu'à devenir les enseignes

de son orgueil et de sa vanité!

Le mystique a sondé ces plaies

avec un indicible respect

et une magnanime compassion.

Il a compris que l'élan magnifique

devait retomber sur soi,

ou trébucher sur une idole,

que cette sortie triomphale

ne pouvait qu'aboutir à la pire captivité,

si l'extase ne rencontrait son objet véritable,

si l'infini ne se révélait indubitablement

comme un Autre;

Un Autre à qui tout l'être pût être réellement donné,

avec toutes les exigences de sa vie intérieure,

toute la richesse de ses désirs,

et toute l'immensité de son cœur.

Un Autre, mais qui fût de l'ordre de l'esprit,

et tellement intérieur à l'âme

que la personne acquît sa véritable autonomie

en lui cédant et en s'y abandonnant

comme à son vrai moi.

Un Autre en nous, qui ne fût pas nous,

et sur qui notre être moral pût être fondé,

dans un altruisme qui consacrât son unité.

Le mystique saisit du premier coup

la nature divine du problème,

et l'immensité des valeurs engagées

dans ces erreurs tragiques,

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dont un être spirituel est seul capable.

Il sait d'ailleurs que les blessures de l'âme

sont aussi les points d'insertion de ses ailes,

et que nos instincts les plus profonds,

ressaisis dans toute leur pureté,

et réalisés selon toute l'ampleur de leur élan,

aboutissent d'eux-mêmes

aux régions silencieuses de la prière.

Il est ouvert à tous les êtres,

et tous les gémissements de l'univers,

toutes les recherches de l'esprit,

tous les rêves de l'art

tous les émois et toutes les blessures de l'amour

ont trouvé un refuge dans son cœur.

Il entend toutes ces voix

en leur résonance intérieure,

en leur «De profundis»,

en leur divine clameur;

et les mots de la parabole

lui deviennent mystérieusement lisibles

comme le dénouement positif de toutes ces angoisses:

«mon ami, monte plus haut» (Le 24,20).

Il vous faut entrer encore plus avant dans vos recherches,

vous identifier plus intérieurement

avec l'objet qu'elles poursuivent,

en vous effaçant davantage,

en vous démettant plus profondément de vous-même,

en écoutant avec plus d'humilité;

car c'est dans la mesure où le moi est crucifié

que «l'Autre» se fait jour en nous

et que l'Infini, sur lequel tout être est ouvert,

se laisse identifier

comme une Présence spirituelle

et comme une Vie débordante.

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Vos bras doivent s'ouvrir

pour offrir et non pour prendre,

pour donner votre vie

et non pour posséder celle d'autrui.

Et c'est là justement le secret de la Croix,

qui est le berceau mystérieux d'un monde nouveau,

l'arbre de vie miséricordieusement enraciné dans nos cœurs,

dont la sainte Liturgie évoque

et réalise à tous les instants du jour,

sur quelque point de la terre,

l'inépuisable fécondité.

Comment dire, dès qu'elle est réellement vécue,

quand elle s'élève comme le chant divin du silence,

entre les portiques du recueillement,

son ineffable pouvoir de réconciliation?

Tout s'assouplit paisiblement

aux exigences rédemptrices de l'Amour crucifié:

les gestes s'intériorisent,

les paroles deviennent silencieuses,

les chants écoutent,

les couleurs magnifient les saisons de l'âme,

l'encens fait monter sa prière,

et toute matière offre les abîmes de son cœur

comme reposoir à l'Esprit.

La création apparaît du dedans,

translucide en l'unité vivante de l'Amour.

La Lumière du monde scintille dans la flamme du cierge,

et son cœur bat dans le mystère de la lampe.

L'univers, en état de contemplation,

n'est plus qu'un immense sacrement.

On le découvre enfin avec ses trois dimensions d'être,

en l'ouverture infinie de ses trois ordres,

comme la suprême offrande

de la charité divine à la charité humaine

et comme la suprême action de grâce

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de la charité humaine à la charité divine.

L'infini est là,

à portée de l'esprit,

au cœur de la matière transfigurée,

qu'on ne peut plus voir que par les yeux de l'âme:

à mesure qu'on goûte au divin Ferment

qui incorpore à notre vie,

sous le voile du pain,

le mystère ineffable de l'Amour crucifié.

Notre regard s'insère au centre le plus intime des choses

et s'épanouit du dedans au dehors

suivant le mouvement de la source —

saisissant ce dehors même dans la lumière du dedans,

épelant la pensée divine dans l'alphabet glorieux des signes.

La plus humble réalité luit à l'horizon de l'âme

comme un ostensoir,

et chaque rencontre ajoute une note nouvelle,

en nos cœurs,

au Cantique du Soleil.

 

 

la plénitude

Écrit par Carmen   
Mardi, 29 Décembre 2015 21:48

Dans la vacuité il  y a le Tout !

Dans le Tout il y a la plénitude !

Dans la plénitude,  la création apparait .....

Dans le vide mental,

Dans ce rien nous nous approchons du Réel

Un espace où l’ego n’a plus la même place

Où les sens se sont arrêtés

Un espace derrière la pensée.

Lorsque la conscience s’approche de la vacuité

Elle y rencontre la paix, le bonheur, la joie

Dans ce quatrième état de conscience

De plénitude

Tous les autres états de conscience sont présents

Veille, sommeil avec rêves, sommeil profond

Ces différents états correspondent à nos fonctions

Qui ne sont pas séparées

De création, de conservation, de dissolution

Brahma, Vishnu, Shiva

Au-delà il y a Brahman...

C’est le silence après l’émission du son sacré OM

La Splendeur est la graine de la création

Qui se dévoile à travers l’univers crée

 

Carmen 29/12/2015

 

l'Energie et les Marma

Écrit par Carmen   
Lundi, 21 Décembre 2015 22:50

Biblio : la science secrète des marma – ed. Recto-verseau

 

L’ENERGIE et les MARMA

Marman : point vulnérable du corps – point faible (aussi fig.) jointure ; secret mystère ; qui concerne des secrets ;

MEDITATIONS

« On se réjouit quand le soleil se lève, on se réjouit quand le jour est à son couchant : les hommes ne sentent pas que c’est leur propre vie qui s’en va » Râmâyana (II105)

« N’aie pas peur ! Tu ne mourras pas. Je te ferai atteindre la vieillesse. J’ai exorcisé la consomption (le vieillissement) de tes membres, la fièvre dans tes membres » Atharva veda V30

« De deux sortes en vérité sont les médecins. O Agnivesha : les uns sont compagnons de la vie et détruisent les maux, les autres sont compagnons des maux et détruisent la vie » (Charaka Samhitâ)

Tout d’abord la médecine de l’Inde s’est inspirée des conceptions naturelles des Veda, tout en se servant des traitements légués par la pratique empirique. Elle a calqué sa pensée sur la philosophie indienne qui s’est développée d’une manière prodigieuse entre les VIII et VI e siècles av JC

Médecine prévédique avant 2000 av JC : la maladie est expliquée par l’action maléfique des esprits qui peuplent un environnement hostile. Par les rites, les injonctions, et les formules magiques, ils espèrent neutraliser leur malveillance.(piscine, actes chirurgicaux ...astrologie)

 

Médecine védique (1500 – 600 av JC) : place importante aux dieux mâles représentant les forces de la nature. Indra, Rudra ... Surya le dieu soleil, Vâyu dieu du vent,  Soma le dieu de l’eau.. sont les divinités de la nature. En connexion avec la lune, Soma est aussi le dieu de la plante sacrificielle qui fournit l’amrita, la boisson des dieux et l’élixir d’immortalité.

Agni le dieu du feu, habite en permanence le foyer domestique. Il transmet les sacrifices offerts aux dieux et sert ainsi d’intermédiaire.

Varuna occupe une place importante, il maintient rta (le Bon Ordre du Monde) c’est le dharma qui constitue l’un des piliers de la pensée hindouiste. Le péché est jugé non pas en fonction des intentions du pécheur mais en fonction du trouble qu’il entraine.

Arrive doucement une conception du monothéisme tendant à considérer tous les dieux comme de multiples aspects de l’Unique indéfinissable que l’on appelle KA ou qui ou lequel ??

Les Veda révélés au rishi (sages) au cours de la seconde moitié du IIème millénaire contiennent des considérations cosmogoniques, et philosophiques, des hymnes et des formules rituelles exprimés en sanskrit.
Les hommes sollicitent la protection des dieux contre les hordes de démons qui les assaillent et contre les sorciers qui les agressent par leurs opérations magiques. Grâce à l’aide des rishi, ils obtiennent la vigueur, la santé, le succès de leurs entreprises ainsi que des victoires dans les batailles et dans les jeux de l’amour. Les heureux effets des filtres et des amulettes renforcent ceux des hymnes.

Pour la médecine ayurvédique la maladie résulte des manquements au rituel et du non-respect des bonnes règles de vie. La rupture du contrat qui lie l’homme aux dieux provoque des représailles.

Les dieux utilisent les fléaux pour sanctionner les fautes collectives et des maladies pour punir les péchés individuels.

Le prêtre médecin Atharvan s’efforce d’identifier le dieu offensé d’après les symptômes de la maladie afin de le circonvenir par des rites appropriés.(offrandes, oblations, pénitence, jeûne, mantra..)

 

Le védisme considère la parole non seulement comme l’expression sonore de la pensée mais de par ses vibrations comme un instrument de puissance capable d’influencer les actions divines. Aussi ces moyens sont mis à profit pour obtenir la guérison des maladies.

 

Voici la prière donnée à Varuna, le dieu de la Norme qui punit par l’hydropisie (l’œdème) les péchés volontaires et involontaires « cent, mille remèdes sont à toi. O Roi. Grande, profonde soit ta bienveillance. Ecarte loin la Perdition, bien loin. Tout péché commis, ôte le de nous »

Bien entendu ces démarches oratoires sont complétées avec une médication le plus souvent végétale.

Les Veda considèrent les eaux, le feu et le vent comme représentant les éléments constitutifs du monde cosmique auquel répondent ceux du monde biologique. Le rôle dynamique essentiel du souffle y est décrit en termes poétiques d’une saisissante beauté.

Hommage au Souffle ! Sous son contrôle est cet univers. Il est le maître de toutes choses. Tout en lui a ses assises. Pénétrées de pluie, les plantes échangent des paroles avec le Souffle.

« tu as allongé disent-elles notre durée de vie. Tu nous a faites toutes parfumées. »

Le souffle revêt les êtres comme le père revêt son fils aimé. Le souffle est Maître de toutes choses de ce qui respire et ne respire pas.

O Souffle, ne te détourne pas de moi ! tu ne deviendras pas autre que moi-même. Je te lie à moi, Ô Souffle. Tel l’embryon des eaux, pour que je vive. »

La médecine âyurvédique et ses prémices philosophiques :

L’AYURVEDA : ou science de la longue vie est considérée comme un veda supplémentaire.

Elle a deux buts :

  • Maintient et rétablit la santé physique et mentale de l’homme, sauvegardant ainsi son bonheur terrestre
  • Lui impose le respect des lois du dharma, lois de l’harmonie universelle qui se rapportent à son comportement psychophysiologie, social et religieux et en assurant son équilibre, elle l’aide à atteindre la suprême vérité et à se libérer du cycle des réincarnations.

Les Upanishad et les darshana 1000 et 500 av JC : complètent les VEDA

Les Upanishad enseigne la notion de Brahman – Etre Suprême et l’Atman – le Soi individuel. Dont une parcelle habite l’homme le faisant participer à la nature divine. « tat tvam asi » - tu es Cela – (toi aussi tu es Cela) et « so ham » Lui c’est moi – l’homme doit arriver à la pleine conscience de son identité avec Brahman afin de rompre les chaînes des réincarnations.

Les darshana ou point de vue philosophiques représentent les écoles de pensées brahmaniques au nombre de SIX, dont le YOGA.

 

LES MARMA

Le respect des marma dans la chirurgie ayurvédique est fondamental. Ce sont des carrefours anatomiques essentiels dont la lésion chirurgicale ou traumatique entraîne des troubles fonctionnels graves ou la mort.

A leur niveau se trouvent réunis les cinq éléments organiques : les ligaments, les muscles, les articulations, les os et les conduits parcourus par vâyu, pitta , kapha et rakta. Ils sont au nombre de 107 marma

 

Le mot ‘marma’ est d’origine Sanskrit et signifie ‘caché’ ou ‘secret’. Quelque chose de caché, quelque chose de sacré, quelque chose au-delà de la compréhension.

Les marma sont les clefs du massage ayurvédique : ces points ou zones où le corps et la conscience se rencontrent.

Les marma sont toujours situés dans le corps physique ainsi que dans le corps subtil parce que, selon l’ayurveda, il existe une anatomie subtile où des énergies occultes circulent à travers 72000 nadi (canaux d’énergie dans le corps énergique)

 

Selon VAGBHATA un grand médecin ayurvédique, les marma sont des points où il y a une douleur, une faiblesse ou une pulsation anormale. Selon lui, les marma sont les sièges de la force vitale, de la force de la vie ou prâna. Pour lui, chaque point douloureux ou sensible est un marma potentiel

 

3000 ans avant notre ère, SUSHRUTA, grand chirurgien ayurvédique, disait que chaque fois qu’il y a jonction de ligaments, de vaisseaux, de muscles, d’articulations, de nerfs, de canaux lymphatiques, il y a la possibilité de trouver un marma.

Les marma sont des centres d’énergie, là où l’énergie circule, là où elle est présente.

Les sages disent que vata, pitta, kapha se trouvent dans les marma, mais que c’est vata ou vayu qui anime les marma.

 

La mort, la blessure, la maladie difficile à soigner sont souvent la conséquence d’un marma qui a été malmené, heurté. La connaissance des marma demande que l’élève soit digne de recevoir l’enseignement.

 

Les textes nous confirment que ces points peuvent à la fois être dangereux et nous aider à amener le bien-être et une bonne santé. Par exemple, un simple petit mouvement circulaire, doux, fait avec l’annulaire et le majeur, sur un marma peut éliminer les toxines et divers blocages dans le corps.

 

Dans la médecine indienne, il est dit que si aucun marma n’est touché, la maladie n’est pas mortelle, même si beaucoup d’organes sont touchés.

Les marma sont de petits espaces contenant cette force de jivatman, cette force consciente de l’élan vital « ayu ».  Selon les Veda, il s’agit de la rencontre entre tejas (la lumière du soleil), marutam (le vayu ou l’air) et soma (le nectar de la lune)

 

Selon l'Ayurvéda, il existe plusieurs niveaux de fonctionnement du corps : physique, subtil et causal.

Les 3 énergies vitales Prana, Ojas et Tejas agissent au niveau subtil.

Leur fonctionnement correspond respectivement, au fonctionnement de Vata, Kapha et Pitta.

Ojas est l’énergie subtile des dhatu qui prend en charge l’équilibre hormonal. Ojas contrôle les fonctions vitales avec Prana. Les activités cellulaires dépendent de lui. Il est responsable du système immunitaire et de l’intelligence. Le siège principal de Ojas est le cœur, l’organe le plus important.

Tejas est l’énergie subtile qui dirige le feu biologique Agni.

 

Les marma c’est la rencontre de 6 états entre vata, pitta, kapha, entre sattva, rajas, et tamas (les 3 guna)

Ces marma sont des centres d’énergie comme les chakra. On peut les considérer comme des petits chakra qui sont liés entre eux par les nadi.

Chaque marma a un nom, une fonction, une dimension. Chaque marma a une manière d’être touché, voire sollicité. Chaque marma demande une étude particulière et avant même de pouvoir aborder leur étude directe, les enseignants réclament une préparation physique, émotionnelle, mentale et spirituelle soutenues, par une étude approfondie de l’ayurveda

 

La science des marma étaient utilisée par les brahmanes prêtres et enseignants. Ils savaient chanter les mantra, officier dans les cérémonies et les rituels et posséder les secrets de tejas, de marutam et de soma.

 

Cette science secrète était utilisée dans le sud de d’Inde. On étudie également les marma dans les écoles de Kalaripayat (art martial indien) comme science de premier secours.

 

Les 5 plans de conscience et les cinq corps.

  1. annamaya-kosha (enveloppe de nutrition) ou sthûla-sharîra (corps grossier) : le corps physique ; il est constitué de cinq substances (tanmâtra : son, contact, vision, goût, odeur), de cinq éléments (mahâbhûta : éther, air, feu, eau, terre), de trois humeurs (dosha : mucosité, air, bile), de six fluides (dhâtu : chyle, sang, chair, graisse, moelle, semence);
  2. prânamaya-kosha (enveloppe d'énergie vitale) : le corps imprégné du prâna ; il est constitué de cinq prâna (prâna pour la vie, vyâna pour la circulation sanguine, samâna sur l'assimilation de la nourriture, apâna pour l'élimination, udâna pour le développement spirituel), cinq prâna mineurs (nâga pour les vomissements, juma pour le sommeil, krikara pour la faim, devadatta pour le bâillement, dhananiaya pour la nutrition), de cinq organes d'activité (karmendriya : langue, mains, pieds, organes d'excrétion, organes de reproduction). Prâna est le souffle vital, le principe de vie. Là commence le corps subtil :  suksma-sharîra avec les deux enveloppes qui suivent
  3. manomaya-kosha (enveloppe de pensée) : le corps pénétré de pensée (manas) ; il est constitué de cinq organes des sens (jñânindriya : ouïe, toucher, vue, goût, odorat);
  4. vijñânamaya-kosha (enveloppe d'intellect) : le corps porteur de la connaissance. Vijñâ est la connaissance discriminante;
  5. et ânandamaya-kosha (enveloppe de béatitude) ou kârana-sharîra (corps causal) : le corps susceptible de béatitude (ânanda). Ânanda est la béatitude parfaite, la félicité divine, la joie spirituelle ineffable.

En chaque personne les 5 koscha sont plus ou moins développés. La médecine moderne agit sur la 1ère couche tandis que l’ayurveda et le yoga travaillent sur toutes les autres couches.

Les marma sont liés au corps physique mais aussi aux autres corps subtils.

ANATOMIE SUBILE :

L’acupuncture ayurvédique : le concept de kosthanga ou méridiens d’acupuncture à l’origine des thérapies par pression, par aiguilles ou par moxa (libération par la chaleur)

Les nadi : ont un rôle et une fonction plus que thérapeutiques, ils sont utilisés pour le progrès, l’évolution, pour se purifier et aller vers  un chemin intérieur et spirituel ou tout simplement dans un but de guérison

Le yoga et l’ayurveda parlent de 72000 nadi mais la Shiva Samhita mentionne 350000 nadi dans le corps humain dont 14 très importants. (tous les organes vitaux et nadi gouverneur et naissance)

 

Les nadi ou canaux d’énergie est d’être des véhicules où chemine l’énergie de la conscience appelée prana. Dr Baghwan Dash explique que « prana est la force de vie, l’élan vital »

L’univers est la manifestation de l’énergie cosmique et l’individu en est le microcosme. Il est la représentation exacte du cosmos en miniature. Ce qui fait vivre un être vivant, c’est l’énergie de la conscience que l’on nomme prana. Tant que le prana existe et circule dans le corps, l’être humain est en vie autrement la

conscience se retire avec le prana et le corps devient cadavre.

Les nadi distribuent le prana dans le corps, ils portent le prana et sont invisibles. Ils véhiculent les trois humeurs vata, pitta, et kapha. Lorsqu’il y a blocage dans ces circulations, un déséquilibre se crée.

 

LES CHAKRA sont en lien avec les nadi – ce sont des centres d’énergie symboliques souvent représentés par des lotus – au cours de sa vie on se pose des questions « qui suis-je ? pourquoi suis-je ici ? vers quel objectif je me dirige ? »

La philosophie enseigne que l’énergie n’est jamais perdue mais seulement transformée.  Le niveau de conscience de chaque chose, de chaque être vivant dépend de sa capacité à absorber le prana, à l’emmagasiner pour l’utiliser et surtout à le faire circuler en lui.

A chaque niveau, on gagne de plus en plus de conscience du minéral jusqu’à l’homme, et même au-delà !

Chaque chakra est lié à un nadi, à un organe, à un marma, une couleur et un système biologique dans le corps

Muladhara chakra – swasdisthana chakra – manipura chakra – anahata chakra – vishudha chakra – ajna chakra et sahasrara chakra ( nadi sushumna nadi)

 

Dans la pratique ayurvédique, la définition de point marma est quelque peu différente : il fait allusion aux jointures dans le corps humain où les muscles, les veines, les ligaments, les os et les articulations se croisent.

Néanmoins, les points marma ne sont pas seulement des points d’intersection : ils se trouvent où les trois forces vitales – collectivement référées comme les dosha – résident.(vata ; pitta, kapha)  Ces forces vitales sont ce qui détermine la constitution d’une personne, et qui lui donne sa condition corporelle (prakriti).

 

  • Mamsa (muscles)                                          11 marma
  • Shira (veines)                                                  37 marma
  • Snayu (ligaments et tendons)                   23 marma
  • Asthi (os)                                                           8 marma
  • Sandhi (joints et articulations)                  20 marma
  • Damhani (artères)                                         8 marma

 

Marma tchikitsa (massage) la thérapie par les mantra est cette science où l’on touche et masse les marma avec subtilité pour produire une énergie qui est l’énergie de la vie. Le prana qui augmentera Ojas, la lumière de l’Homme qui donnera un rayonnement, une lumière, une immunité à tout le corps, à tout l’être humain.

 

LE SON OM : est le mantra de la paix et de la sérénité par excellence.

Constitué de trois sons AUM

-          Le son A au niveau du nombril, il remonte de muladhara chakra jusqu’au plexus solaire

-          Le son U agit sur le plexus solaire, il remonte de manipura vers anahata et vishuddhi chakra

-          Le son M agit de la gorge jusqu’au sommet de la tête.

Le son Om a une action sur les trois dimensions de l’espace : la longueur, la largeur et la hauteur. Avec le son Om qui se prolonge, il est possible de sortir de ces trois dimensions. Le son Om est d’aller au-delà, il agit sur tous les chakra de bas en haut – la sonorité joue un rôle dans les mantra, il approfondit les effets.

 

 

Mise à jour le Lundi, 21 Décembre 2015 22:59
 
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